Le sport au travail : facteur de bien-être et de réussite.

Le sport au travail : facteur de bien-être et de réussite.

Rolland Garros, Tour de France, coupe du monde féminine, Paris 2024… Le sport n’a jamais été autant à l’honneur ! Pourtant, les pratiques sportives en entreprise peinent à se développer. Seulement 1,3 million de travailleurs français s’adonnent à la pratique régulière d’un sport au travail, un chiffre en baisse de 5 % depuis 2009. Mais ce n’est pas l’envie qui manque : selon l’infographie de Décathlon Pro, 78 % des salariés souhaiteraient pratiquer un sport dans leur entreprise. Bien que peu démocratisée en France, la pratique du sport au travail gagne à être connue et appliquée, tant le sport constitue un facteur considérable de bien-être et de productivité, profitable aussi bien pour les salariés que pour les entreprises. 

Les bienfaits du sport pour les salariés 

Bien-être physique

L’Organisation Mondiale de la Santé préconise, pour les personnes âgées de 18 à 64 ans, de « pratiquer au moins, au cours de la semaine, 150 minutes d’activité d’endurance d’intensité modérée ou 75 minutes d’activité d’endurance d’intensité soutenue. » Et pour cause, le sport permet de se maintenir physiquement et agit de façon bénéfique sur notre état de santé. En effet, la pratique d’une activité sportive régulière permet d’éliminer toutes les toxines présentes dans l’organisme.  

Il existe différents types de toxines : les toxines matérielles, à savoir toutes les pollutions générées par notre mode de vie (alimentation, eau, air…), les toxines énergétiques, qui correspondent aux énergies nocives qui nous entourent, ainsi que les toxines psychiques, causées par la jalousie, la rancœur ou encore le sentiment de bourrage de crâne, de paranoïa.

Le sport permet de garder la forme, mais également de décompresser. Sa pratique réduit considérablement les maux de tête et de dos, mais également les douleurs aux cervicales. La fatigue chronique est également réduite par l’exercice physique. En effet, certains sports comme la natation, l’aquagym, le vélo ou encore le tennis de table sont réputés pour contrer la fatigue. 

Bien-être mental

Nous citons souvent Juvénal, « un esprit sain dans un corps sain », pour montrer le lien de causalité entre moral et sport. Se vider la tête, décompresser, se dépasser… Nous avons recours aux sports pour réguler nos émotions et nous sentir mieux psychiquement. C’est scientifique : le sport améliore la sensation de bien-être des individus en secrétant de l’endorphine, aussi appelée « hormone du bonheur ».  

Selon une étude dévoilée par des chercheurs des universités de Yale et Oxford, les personnes qui exercent une activité physique régulière se sentent mal mentalement seulement 35 jours par an, contre 53 jours par an pour les inactifs. 

Le sport permet de décompresser et de lutter contre l’anxiété, en libérant des hormones aux vertus apaisantes et calmantes. En travaillant sur la respiration, les individus apprennent à réguler leur émotion et à évacuer les pensées négatives pour se focaliser sur l’effort à accomplir. 

Pratiquer une activité physique constitue souvent un challenge dans lequel le dépassement de soi et de ses capacités intervient. Cela permet à chacun de donner le meilleur de soi-même, retirant ainsi un sentiment de fierté et d’accomplissement. 

Enfin, la pratique d’une activité physique permet d’évacuer les tensions. En effet, il est préférable pour le corps et l’esprit d’aller se dépenser plutôt que de continuer à s’énerver pour régler une situation de conflit au travail.

Les bienfaits pour l’entreprise

Si le sport fait le bonheur des salariés, il contribue aussi largement à celui des entreprises. Certaines structures, à l’instar de Google et d’Amazon, l’ont déjà bien compris et ont fait le choix d’axer leurs efforts sur la relaxation et le sport pour accroître l’épanouissement des salariés. Cependant, la majorité des sociétés ne réalisent pas encore tous les bienfaits du sport au travail. En effet, selon l’enquête publiée par Décathlon Pro, seulement 7 % des entreprises incitent leurs employés à pratiquer un sport au travail. Les raisons ? Manque de temps et d’infrastructures, coûts élevés ou encore non-intérêt. Voici quelques motivations pour intégrer le sport dans vos entreprises ! 

Diminuer l’absentéisme et le turnover

L’OMS affirme que les programmes d’activité́ physique en milieu de travail peuvent réduire de 32 % les congés maladie.  Cette réduction de l’absentéisme représente d’importantes économies sur le long terme. En investissant 430 euros par salarié dans un programme de promotion de l’activité́ physique sur le lieu de travail, le bénéfice lié à la réduction de l’absentéisme est de 635 euros, soit une économie annuelle de 205 euros par travailleur, selon l’étude néerlandaise« Costs, benefits and effectiveness of worksite physical activity counseling from the employer’s perspective » de 2004.  

Une étude conduite par L’INRS, santé et sécurité au travail, statue que les troubles dus à la sédentarité des salariés et au port de lourdes charges représentent 87 % des maladies professionnelles en 2014. Le sport permet alors de lutter contre la sédentarité et les TMS. 

C’est pourquoi toutes les entreprises devraient offrir au moins deux heures de sport à leurs salariés sur leurs temps de travail. Cours d’aquagym, musculation, fitness, yoga, cardio-training. Cela ne pèse rien dans le budget, mais améliore manifestement le bien-être au travail !

Attirer de nouveaux talents

Investir dans des programmes sportifs, c’est rendre l’entreprise plus attractive aux yeux des employeurs et du monde extérieur.  Les nouvelles générations attachent une grande importance à la qualité de vie au travail, et celle-ci serait décuplée par la pratique sportive.  En effet, selon Décathlon, l’entreprise qui propose du sport a une bonne image puisque qu’elle est créditée globalement d’une note de 7,7/10, notamment des sportifs en entreprise (8,3/10) et des sportifs potentiels (8,6/10). Ces entreprises sont perçues comme étant modernes, dynamiques et prenant soin des salariés, principalement par les femmes et les moins de 30 ans.

Ainsi, le sport permet de renvoyer une meilleure image de marque-employeur et réduit considérablement l’absentéisme et le turnover. Les salariés, satisfaits de leurs conditions de travail, auront moins tendance à quitter leur emploi, diminuant, de ce fait, les coûts liés à la recherche et à la formation de nouveaux travailleurs. 

Favoriser le bien-être des salariés

Selon Ipsos, plus d’un Français sur trois ne parvient pas à dégager de son temps personnel pour s’occuper de son bien-être. Pourtant, ce dernier permet la productivité (Cf. Article bien-être et productivité, quelques chiffres).

Favoriser l’exercice d’un sport individuel ou collectif entre salariés permettrait d’améliorer le bien-être au travail pour 89 % des salariés. Tout en réduisant l’anxiété, la fatigue et les tensions, le sport permet d’accroître le sentiment d’appartenance et de booster le moral en vidant l’esprit. 

Fédérer les équipes 

Le sport est un moteur de cohésion sociale. Dans une entreprise, il permet aux employés de se rassembler et de créer des activités de groupe qui faciliteront les échanges, en étant rassemblé autour d’un objectif commun et en se soutenant dans l’effort. Pour 93,4% des salariés, le sport favorise la cohésion d’équipe. 

Cela permet de fédérer des équipes et d’améliorer le climat global de l’entreprise. En effet, le sport donne l’opportunité aux collaborateurs de mieux se connaître et tisser des liens, indépendamment du niveau hiérarchique. De même, les salariés manquant de confiance peuvent obtenir l’opportunité de s’affirmer et sesentir à l’aise au sein d’une équipe. 

Gagner en productivité 

Selon une étude publiée par Santé Canada, un salarié – pratiquant au moins 30 minutes d’activité physique par jour – gagne 12 % en productivité par rapport à ses collègues sédentaires. 

Le sport développe l’esprit de challenge des collaborateurs que ces derniers auront ensuite tendance à appliquer plus facilement dans le monde du travail. Tout en favorisant le gain de productivité des collaborateurs, le sport constitue en fait un réel outil d’épanouissement et de performance pour l’entreprise.

Comment procéder et quels sports choisir ? 

Il existe de nombreuses manières d’inaugurer le sport au travail.  La pratique peut se faire à l’intérieur ou à l’extérieur du lieu de travail. Les grandes entreprises peuvent faire le choix d’installer une salle de sport ou une salle de détente, avec des vestiaires et une douche, pour pratiquer une activité directement sur le lieu de travail, tandis que les plus petites structures vont plutôt offrir des abonnements dans diverses salles de sport ou des activités de team building. 

Une multitude de sports 

Les entreprises peuvent miser sur les sports collectifs ou individuels. Pour renforcer la cohésion d’équipe, il est préférable d’envisager les sports collectifs, comme les sports de raquette et de ballons mais également les sports de combats : boxe, taekwondo, krav maga, karaté… Cependant, les sports individuels comme la course, la natation ou le fitness peuvent aussi permettre de réguler les émotions et de se recentrer. 

Certaines applications mobiles existent aussi pour faire du sport facilement.

Etireo : une application conçue pour favoriser l’activité physique au poste de travail et qui propose échauffements et étirements.

Mister Quot’ching : une application qui permet de faire des exercices dans n’importe quel environnement, et plus particulièrement au bureau.

FitEvAn : une application de micro fitness pour faire des exercices simples derrière l’ordinateur.

Conclusion 

En définitive, 94 % des salariés pratiquant un sport sur leur temps de travail sont satisfaits d’après le premier baromètre « Vitalité, Sport & Entreprise » publié par Generali et OpinionWay.Qui plus est, 100 % des dirigeants proposant des activités physiques et sportives à leurs salariés recommandent la démarche à d’autres entreprises. 

Cependant, certains sociologues nous mettent en garde quant aux limites du sport au travail et des risques possibles d’aliénation. L’activité physique doit rester un choix, non pas une obligation, fruit de discriminations.